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Les Wateringues

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Institution, sections, compétences, avenir, risques… Quel avenir pour les Wateringues?

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Les Wateringues

Institution, sections, compétences, avenir, risques … autant de mots entendus et expliqués lors de la conférence « Quel avenir pour le territoire des Wateringues ? » organisée par INGEO, dans ses locaux le jeudi 5 novembre 2009 en fin d’après midi.

Le cabinet INGEO a initié un cycle semestriel ou annuel de manifestations identiques, à l’intention de ses collaborateurs et de ses donneurs d’ordres. INGEO a inauguré ce programme de rendez-vous sur un thème d’une activité brûlante « les Wateringues » et leur avenir.

Près de 80 élus, agents techniques et administratifs ainsi que les collaborateurs du cabinet INGEO étaient présents, accueillis par Patrice Fauquembergue.

Les deux conférenciers – M. Jean Schepman, président de l’IIW, et Philippe Parent son directeur technique ont alterné leurs interventions. Le premier a mis en avant la dimension politique des Wateringues (rôle, financement, …), le second a présenté les aspects techniques et logistiques de l’Institution.

Après ces deux exposés croisés, illustrés par un « Powerpoint » de qualité et des panneaux richement documentés, le débat passionnant et passionné s’est égayé avec l’assistance,  débat qui s’est prolongé autour du verre de l’amitié.

A l’appuie de cette première expérience particulièrement réussie, INGEO proposera d’autres conférences débats dans le futur sur des problématiques qui concernent l’éventail des activités d’INGEO.


« Quand la mer monte » ou la peur de « l’eau de l’Aa »

Les Wateringues … La croisade de Jean Schepman.

Pour le commun des mortels … nordistes ( !), les « Wateringues » c’est une taxe qu’on paie sans toujours comprendre sa finalité. Preuve d’un manque d’intérêt du contribuable ? ou signe d’une communication insuffisante de la part des responsables ?
Sans doute un peu des deux. Cependant l’actualité récente – le désengagement de l’Etat, conjugué aux prévisions alarmistes sur l’élévation du niveau de la mer – a donné un coup de projecteur sur une des plus vieilles institutions de notre pays.
D’une manière très simpliste, on peut considérer que le territoire géré par les « Wateringues » – triangle très approximatif « Dunkerque – Calais – Saint-Omer » – est une grosse « éponge » dont les eaux proviennent des watergangs, de la mer et du ciel. L’équilibre est très fragile. Un exemple : une crue décennale génère un débit de 140 m3/s, or l’ensemble des stations de pompage de Calais à Dunkerque ne permet de traiter que 120 m3/s. Autre exemple : une rupture dans une digue peut provoquer des inondations importantes comme en 1953 ; cette année là, on a déploré 1800 morts en Hollande ! De Philippe d’Alsace à Jean Schepman, 840 années d’histoire nous contemplent !
C’est en 1169 que Philippe d’Alsace, comte de Flandres, crée les « water rings » (mot à mot, les « cercles d’eau ») pour planifier et unifier les opérations d’assèchement initiées deux siècles plus tôt par trois moines : Saint-Omer, Saint-Eloi et Saint-Vinoc. Auparavant, le vaste delta de l’Aa rebutait les envahisseurs romains angoissés par cet environnement marécageux hostile.
840 années plus tard, les successeurs de Philippe d’Alsace, Jean Schepman, le président et conseiller général, et Philippe Parent son directeur, ont pris leur bâton de pèlerins pour alerter leurs auditoires sur l’imminence des périls. Récemment ils présentaient le fonctionnement et les difficultés de l’Institut Interdépartemental des Wateringues (l’IIW*) à un aréopage composé d’élus et de techniciens. Les soixante dix personnes présentes, invitées par la société INGEO dans ses nouveaux locaux, ont écouté avec une attention palpable les exposés des deux orateurs. Jean Schepman a développé l’aspect politique d’une organisation bi-départementale qui regroupe sur 85 000ha (850km2), 92 communes réparties en treize sections**.
Il a tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme car la pérennité de l’IIW n’est plus assurée dans l’état actuel des choses : des ressources financières très insuffisantes et le danger écologique très présent. En effet, il est admis par tous les scientifiques du GIEC que le niveau des mers montera de cinquante centimètres avant 2050. Les Pays-Bas, pour anticiper cette sombre perspective, ont lancé le plan « Delta 2 » qui prévoit un milliard 200 millions d’euros d’investissements par an (1 200 millions €) … alors que l’IIW cherche à financer 1 million d’euros pour parer au plus pressé, en l’’occurrence les travaux sur l’écluse Tixier de Dunkerque.
M. Schepman a dénoncé le fait que certains responsables envisagent sans sourciller l’inondation de territoires de faible altimétrie, par mesure d’économie ! Retrouvera-t-on à la fin du 21e siècle la situation qui prévalait dans la région nord, au quatrième siècle avec Saint-Omer redevenu port maritime ? Philippe Parent a captivé l’assistance par une présentation exhaustive du fonctionnement des sections, des différents systèmes d’évacuation des eaux continentales vers la mer (évacuation gravitaire, pompage, relèvement, refoulement, siphon, …), de l’entretien des ouvrages disposés sur l’ensemble du territoire et tout au long des 2500km de watergangs : écluses, stations de pompage (vis d’Archimède) et de refoulement …
C’est évident, l’ensemble des participants a pris conscience de l’acuité, ou plus exactement de la gravité de la situation.

SAGE et Wateringues, même combat.

Parmi l’assistance il y avait, outre M. Schepman pour le SAGE de l’Yser, les présidents des SAGE de l’Aa (Christian Denis), de la Lys (Jean-Claude Dissaux) et du delta de l’Aa (Louardi Boughedada). La problématique « eau » va bien au-delà du territoire de l’IIW et concerne aussi les bassins versants proches. Les communes de la Lys le savent très bien.
C’est pourquoi, dès son élection, Jean-Claude Dissaux, conseiller général, maire d’Aire sur la Lys et président du SAGE, a mis en place la conférence des quatre présidents avec ses collègues ci-dessus nommés afin de traiter, sinon de résoudre, les problèmes dans leur globalité … en évitant que chacun fasse sa « cuisine » dans son coin, sans se préoccuper de ses voisins.
En ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, l’esprit de clocher doit s’effacer devant la nécessaire solidarité des territoires. C’est la seule réponse cohérente et … SAGE !
(Ndlr. S.A.G.E. : Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) * L’IIW a été créée en 1976 par Roland Huguet qui l’a présidée de 1977 à 1985, puis de 1989 à 1994. Lui ont succédé Bernard Derosier (1985-1989), Michel Lefait (1994-1998) et, depuis 1998, Jean Schepman. Son budget de fonctionnement est intégralement pris en charge par les conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais. ** Sur les 92 communes de l’IIW, 43 sont dans le Pas-de-Calais et 49 dans le Nord, pour une surface totale de 85 000 ha, soit une surface moyenne de 920 ha par commune.
Sur les treize sections de Wateringues, huit se situent dans le « 6-2 » dont la 7e qui englobe trois cités nordistes (Noordpeene, Nieurlet et Saint-Momelin) et quatre dans le « 5-9 » avec l’originale « administration de desséchement des Moëres Françaises » qui gère les Moëres, sans doute la commune la plus basse de France. (Les Moëres est un village frontalier situé entre Bray-Dunes au Nord et Hondschoote au Sud)

Quelques remarques :

Une partie importante du territoire des Wateringues se situe sous le niveau moyen de la mer voisine. Cette grande zone est protégée des eaux marines par le cordon dunaire, les digues et les ports aménagés. Les principaux risques pour les Wateringues sont :
  • un événement hydrologique rare (pluviométrie et inondations de mars 2002 dans l’Audomarois),
  • les marées de mortes eaux,
  • les fortes houles (tempête de novembre 2007),
  • le dysfonctionnement des ouvrages,
  • la rupture de digue (comme en 1953)
Les différents exploitants en charge des ouvrages pour l’évacuation vers la mer :
  • le port de Calais / région Nord-Pas de Calais
  • le port départemental de Gravelines
  • le port autonome de Dunkerque
  • service de navigation (V.N.F.)
  • société privée
Les activités attachées au réseau hydraulique « Wateringues » avec leurs contraintes :
la batellerie, la pêche, le tourisme fluvial, l’agriculture et le maraîchage …

Retrouvez ci-dessous les documents de la conférence :
Retrouvez plus d'informations sur le site www.institution-wateringues.fr


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